penser aux etapes de créations d'une illustration pour le tota challenge
penser aux etapes de créations d’une illustration pour le tota challenge

La suite de l’article sur ma première participation au TOTA.
Je vous y parlais d’une technique de créativité pour trouver comment illustrer un concept abstrait (dans mon cas comment illustrer la Stratégie). Vous pouvez y faire un tour pour y apprendre comment utiliser des références d’image ou comment créer un schéma heuristique : https://mefisheye.com/illustration-un-concept-abstrait-tota-challenge/

Et si vous n’êtes pas encore au fait de ce qu’est le TOTA challenge, n’hésitez pas à regarder l’article suivant où j’explique comment on fait pour y participer : https://mefisheye.com/tota-challenge/

Les étapes du dessin de Jérôme, dessinateur

Jérôme semble avoir été prit de court affirme le professeur. Pour preuve, les crayonnés de Jérôme forment une rature verticale à intervalle régulier. Le schéma est aussi clair qu’un sismographe.
Face à un tel manque de temps, le dessinateur a du prendre quelques raccourcis dans sa manière d’appréhender son dessin.

La composition du crayonné

Le dessin en lui même est assez simple. Pour composer son crayonné, Jérôme a du passer au tout et pour tout 15 minutes dessus.
Le professeur explique qu’il déduit cela de l’absence d’arrière plan et de détails dans l’image comme l’est habituellement le style de l’artiste.

Le croquis de l'illustration pour le tota
Le croquis de l’illustration pour le tota

Le docteur S Galimar nous a rejoint au court de la conversation. C’est un spécialiste de l’histoire picturale qui a été d’une grande aide pour comprendre les intentions de l’artiste.

Pour lui, l’image n’est pas un coup de génie, elle se contente simplement d’être juste. Par exemple, le personnage n’est pas centré. Il est positionné légèrement sur la droite ce qui permet d’éviter une composition trop symétrique.

Il rythme ensuite la lecture de son image à l’aide des trois fantômes. Jérôme semble avoir fait attention à ne pas aligner leurs visages. Le regard passe ainsi aisément d’un visage à l’autre en formant une élise. Les lignes de force tendent à toujours ramener le regard vers le visage du garçon.
Ces choix ne sont d’après lui pas anodins et soulignent surtout la précipitation de l’illustrateur. Avec plus de temps, il aurait fait plus de recherches et aurait proposé des compositions plus ambitieuses.

Dessiner un line art par dessus un crayonné

Line art de l'illustration
Line art de l’illustration

La seconde étape est une habitude de Jérôme. Le docteur S Galimar a déjà eu l’occasion d’analyser sa technique précédemment. Avant de peindre ses masses de couleur et les aplats de noir pour les ombres, il commence par dessiner les contours du dessin avec un crayon très fin sans jeu d’épaisseur. On appelle cela un line art ou une ligne claire.

Pour en savoir plus sur la ligne claire : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_claire

D’apparence simple, ce type d’encrage nécessite tout de même une certaine expérience. Ici, la simplicité du dessin s’adapte à merveille avec ce type de tracé. Un dessin plus complexe aurait perdu en lisibilité.

Ajouter les masses de couleurs

Illustration contenant les couleurs sous le line art.
Illustration contenant les couleurs sous le line art.

Avant de travailler sur le clair-obscur, Jérôme a l’habitude de peindre des masses de couleur sur tous les éléments composant son image.
Ici, les couleurs du personnage sont imposées mais il est possible de les modifier pour les adapter à une nouvelle ambiance colorée.

Pour retranscrire l’aspect malfaisant du personnage, Jérôme choisit d’assombrir un peu plus ses couleurs. Il y ajoute ensuite un peu de bleu pour les refroidir. L’inconscient collectif tend à préférer les couleurs chaudes aux couleurs froides. Cela semble un choix judicieux d’ambiance colorée aux yeux du docteur S Galimar.

Le vert utilisé pour colorer les fantômes tire lui aussi sur les bleus.

L’encrage en clair-obscur

Illustration contenant l'encrage en clair obscur par dessus les masses de couleur et le line art
Illustration contenant l’encrage en clair obscur par dessus les masses de couleur et le line art

l’encrage en clair obscure est une étape déterminante et complexe dans la création de l’illustration. Le docteur explique qu’en premier lieu, Jérôme remplis le fond d’un parfait aplat de noir. Il s’assure ainsi de voir précisément les contrastes de son image.

Il doit ensuite créer une ombre sur le personnage. Il s’agit là aussi d’une grande masse de noir mais elle doit être posée intelligemment. Pour cela, Jérôme doit penser au volume de chaque objet et visualiser comment l’ombre apparait dessus. Un bras est traité comme un cylindre, un corps devient une boite, une mèche de cheveux devient un cône, etc. Chacune de ces formes simples répond à un type de volume qu’il faut connaitre et maitriser. Avec plus d’expérience, on parvient à associer ces formes et à créer des volumes complexes.

La contre lumière dans un encrage en clair-obscur

Le docteur S Galimar insiste sur un point. Si Jérôme n’avait pas laissé une zone vide sur l’arrière du personnage, celui-ci se serait perdu dans la masse de noir en arrière plan.

Cette zone vide derrière l’ombre est appelée une contre-lumière. Il s’agit ni plus ni moins d’une zone initialement dans l’ombre qu’on aurait éclaircie avec une seconde source de lumière (ici verte).

Les derniers détails de l’illustration

illustration final du TOTA
illustration final du TOTA

Ajouter un peu plus de précision sur le corps des fantômes

Comme il s’agit d’une illustration assez simple, Jérôme ne s’est pas attardé sur les détails de l’illustration. Il n’y a pas de jeu de texture, pas de travail du modelé. Il a cependant passé un peu de temps à améliorer le dessin des fantômes. Il ne s’agit ici que de deux masses de couleur.

Sur le corps des fantômes, il rajoute une masse verte à peine plus sombre et saturée que la couleur initiale des fantômes. Cela l’aide à apporter un aspect gluant au corps des esprits. Il ajoute ensuite au niveau de leur visage une surface encore plus lumineuse.

Eclaircir une surface bioluminescente

Le docteur précise qu’il utilise une technique intéressante pour éclaircir si fortement le visage des fantômes bioluminescents. Au lieu de simplement rajouter du blanc dans la couleur des fantômes, il opère une légère variation de couleur en plus de les éclaircir. Le corps initialement vert des fantômes devient un peu plus jaune au niveau du visage. Cela aide à créer facilement de la luminosité.

Créer un halo lumineux

Le halo est une étape très simple. Jérôme utilise une brosse très floue et va simplement passer par dessus les bords de chaque fantôme un vert très lumineux.

Rendez vous à la prochaine étape du Tota challenge

Le professeur Vermount prend congé du docteur S Galimar. Il ne semble plus y avoir grand chose à tirer de ce carnet. Il se doute cependant que Jérôme cache quelque part ailleurs d’autres recherches. En effet, les analystes ont retrouvé les fragments de ce qui semble être trophée. Est gravé sur les restes du socle “Je l’ai vaincu. D’autres viendront”

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