Je n’arrive pas à dessiner dans un carnet.

Je n’arrive pas à dessiner dans un carnet.

by | Jul 17, 2020 | illustration tutorials

Franchement, il m’arrive de passer plusieurs mois sans toucher un carnet de dessin. Ca ne veut bien sur pas dire que je ne dessine plus. Après tout, le carnet n’étant qu’un lieu d’expression comme un autre, je ne sens pas forcément le besoin de m’y plonger.

Alors comment se fait-il qu’une fois devant un carnet, plus aucune idée ne me vient ?

Identifier la source du blocage

La quête de la perfection

Bim ! J’ai douze ans. On m’offre mon premier carnet de dessin. C’est de très loin le meilleur cadeau que je reçois à un anniversaire. Seulement, une fois apposée ma signature sur la page de garde, l’objet termine au placard. Je lui préfère de très loin les feuilles blanches d’imprimante.

Durant les dix années suivantes, j’ai du remplir au maximum trois carnets de dessin. Sous prétexte de créer une série de fanzines, je remplis les deux premiers de bandes dessinées, petites illustrations et histoires courtes. Le troisième carnet prend fin à vingt et un ans, forcé par ma prof de peinture.

A coté de cela, j’ai bourré des classeurs entiers de dessins,
terminé une centaine de pages de bandes dessinées.

Mon premier carnet de dessin accompagné d’un échantillon restraint de pages de BD dessinées sur feuille volante.


De cette expérience découle un constat : Je sacralise trop le carnet de dessin. Un carnet de dessin peut être facilement perçu comme un lieu privilégié. On y exprime notre créativité et parfois, on est amené à le montrer à des amis. Imaginez maintenant qu’il contienne des dessins dont vous n’êtes pas fiers ? Sur une feuille volante, ce problème n’existe pas. Si le dessin est raté, on le jette et on recommence. Il ne reste alors à la fin que de jolis dessins.

Une fois passé ce cap de la sacralisation, j’ai enfin commencé à
m’amuser.

La pression d’Internet 

Avec l’apparition d’internet est apparue une nouvelle forme de problème. Le développement des forums puis des réseaux sociaux fait qu’aujourd’hui, nous sommes tous plus où moins enclins à vouloir partager notre travail avec le reste du monde.

La montagne de la vie d'un illustrateur est semée d'embuches.

La quête du succès sur internet est semée d’embuches.


La grande illusion du talent

Le problème, c’est que vous n’êtes plus le seul à faire cela. Quand plus jeune vous étiez le seul dessinateur de la région, vous êtes désormais noyés dans un flot ininterrompu de dessinateurs talentueux. Ils partagent sans cesse des créations exceptionnelles.

Pour relativiser : Internet ne montre souvent que la face visible de l’iceberg. La grande majorité des illustrateurs sont d’éternels frustrés, victimes des pannes d’inspiration et de la démotivation. Hélas, tout le monde ne fait pas le choix de la transparence.

La quête de progression

Un autre vecteur de pression provient des communautés d’artistes en formation. Initialement conçues comme des ateliers d’apprentissage, ces communautés encouragent leurs membres à partager très régulièrement le résultat de leurs études. Certaines personnes y progressent très rapidement et combien de fois me suis-je senti désespéré de ne pas progresser aussi vite qu’eux.

Pour se rassurer : on peut rappeler que tout le monde ne fonctionne pas à la même vitesse. Certains étudiants profitent même d’un programme de formation suffisamment clair pour toujours aller dans la bonne direction.

Accéder à la gloire

Enfin vient le sentiment de réussite procuré par les réseaux sociaux. Qui n’a jamais été déçu de constater que son dessin ne plait pas?

La réalité derrière tout ça : tout le monde s’accorde à dire que chasser ce type de célébrité est contre-productif. En moyenne, seuls 10% des personnes qui découvrent votre image vont la liker, moins de 5% vont poser un commentaire et le chiffre dégringole lorsqu’il est question de se rendre sur votre site ou acheter quelque-chose.

Burn out peut-être ?

dessinateur dont la tête explose à cause de la surcharge de travail. Il fait un burn out.

On finit tous un jour ou l’autre par travailler trop.


Le burn out, ou Ras-le-bol en français apparaît chez les artistes lorsqu’ils subissent une pression importante pendant trop de temps. Il n’existe pas vraiment de solution à ce problème si ce n’est celle de maintenir une hygiène de vie saine.

Si jamais cela vous arrive, d’une part je suis désolé, d’autre part, il faut maintenant reprendre goût au dessin. J’aurais l’occasion d’en parler dans un autre article.

Et vous, ca se passe comment la maison ?

Retrouver goût au carnet de dessin

Se sentir bien dans son carnet

J’en parlais dans l’introduction, j’ai dessiné très longtemps sur du papier imprimante simplement parce que c’est plus simple et forcément parce que je m’y sentais bien.

D’ailleurs, pour toutes les personnes perfectionnistes qui lisent cet article, il est toujours possible de réunir vos feuilles volantes dans un petit carnet fait maison.

Il existe quelques sites internet français qui donne accès à de très bons tutoriaux pour fabriquer des carnets de dessin. Un tutoriel pour ceux qui apprécient les tutoriels écrits : http://www.madebyade.be/n/20111022-copte/ et un pour ceux qui les apprécient en vidéo : https://www.artiste-animalier.com/fabriquer-carnet-de-croquis/

Reliez vos feuilles volantes pour fabriquer un carnet présentable.


Pour tous ceux qui décident de prendre plus de risques, il sera toujours plus sympa de choisir un carnet dont les dimensions, la qualité du papier voir même le type de couverture vous donneront envie de dessiner dedans. Apprenez à mettre de coté un support de création qui ne vous plait pas. Un jour peut-être lui donnerez-vous une seconde chance !

A chaque carnet de dessin un objectif

Il faut savoir faire son deuil. Peut-être n’êtes vous tout simplement pas fait pour utiliser un carnet de dessin de telle ou telle façon. Certains projets nécessitent de l’expérience ou un véritable changement psychologique pour exister. De mon coté, j’ai prit l’habitude de créer des carnets à thème.

tas de carnets dessin et intérieur de carnet. Illustrations à l'encre de chine

Chaque carnet de dessin avait à l’origine un objectif (bande dessinée, écrits, recherches, études) pour finalement le perdre à mis chemin.


Le carnet de dessin pour développer des projets

Je fais parti des gens qui ne savent plus dessiner sans contrainte. Le carnet de dessin est un formidable outil pour rassembler touts les recherches liées à votre prochain projet. Prenez-y des notes, développez des concepts. Il n’est pas nécessaire d’y terminer le moindre de dessin. Essayez de privilégier l’idée.

Le carnet de dessin poubelle

Malgré tous mes efforts, je rentre systématiquement dans cette catégorie. Tous mes carnets sont remplis d’annotations, de crayonnés, de tests d’encrage, de tâches et d’expérimentations qui poussent la qualité du papier dans ses derniers retranchements. Bref, je n’ai plus aucun respect pour l’objet « carnet de dessin». Je m’amuse et vous savez quoi ? Ça plait !

Le carnet de dessin œuvre d’art

Vient enfin la bête noire de tous les illustrateurs. Il me semblera toujours difficile de l’utiliser seul. Vous aurez donc sur le coté un carnet pour faire vos tests. Il ne vous restera alors qu’à faire de votre mieux dans un plus bel écrin.

Petite astuce : Non vraiment… Si vous n’y arrivez pas, pensez à y coller un dessin fini provenant d’une feuille volante.

etude animaux dans carnet de dessin. encrage et couleur à l'aquarelle

De jolies études d’animaux peintes à l’aquarelle et encrées au pinceau.


Montrez nous vos carnets !

Je prévois une petite campagne de déculpabilisation sur le site ! Que vous soyez débutant ou dessinateur confirmé, envoyez-moi par mail une photo de votre carnet de dessin. Ca peut être la couverture du carnet, une page d’intérieur voir même une feuille volante.

En attendant, je vous souhaite de bien profiter de l’été !

14 Comments

  1. Lisãbëth Mãgical-Drawer

    Coucou je cherchais justement comment m’organiser pour réunir quelques feuilles volantes et ton expérience me parle : en effet j’ai pendant très longtemps dessiné uniquement sur des feuilles volantes. Puis me suis depuis quelques années pencher sur l’idée d’avoir un carnet. J’ai acheté un moleskine, dans lequels j’ai réussi à faire plusieurs dessins sympas, donc j’étais contente.
    Car comme toi je sacralise énormément cette idée du carnet : pour moi un carnet doit contenir de belles choses, ça m’embête d’y faire des petits dessins ou esquisses. Du coup je me suis acheté plusieurs carnets, avec la ferme intention de ne faire que des beaux dessins dedans. Et j’ai beaucoup de mal à m’y mettre, car j’ai toujours peur de rater, et j’en achète toujours un en réserve, pour me dire, que je pourrais y faire “n’importe quoi dedans”, mais à chaque fois que je commence à en remplir un,j’ai du mal à me faire à cette idée^^.

    Là j’ai réussi à remplir en partie quelques uns de mes carnets, mais évidemment toujours pas ou très peu d’esquisses ou de gribouillages. Mais en fait il est vrai que des petits gribouillages, esquisses, ou essais peuvent être finalement très jolis et donner au carnet un aspect “carnet à trésors”, où l’on trouverait foultitudes de petits dessins dedans, comme des petits trésors.
    Cela fait quelques jours que je commence à penser à faire un vrai carnet à esquisse.
    J’ai des moleskines, et des carnet royal talens art et créations, mais aussi simple soit-il je les aime trop, j’adore le fait qu’ils soient épais, avec un aspect cuir ou faux cuir, on dirait un petit livre^^.
    J’ai fait ces dernières années des dessins finis dans certains de ces carnets, et malheureusement j’ai aussi fait des trucs vraiment nuls 😀 et je cherchais à mettre les beaux dessins dans un seul joli carnet ou système de rangement.
    Je vais donc regarder tes liens, en te remerkiant.
    Oh d’ailleurs j’ai acheté récemment un très joli carnet de dessin (mais voilà encore une fois le souci se pose de cette sacralisation, car je sais que dans celui-là je ne pourrais me résoudre à faire de simples esquisses), c’est le premium sketchbook de peter pauper press (j’ai même mis un commentaire avec des photos) https://www.amazon.fr/gp/product/1441310223/ref=ppx_yo_dt_b_asin_title_o03_s00?ie=UTF8&psc=1

    Je l’ai acheté dans les 13 euros (il faut bien sélectionner amazon en tant que vendeur pour ça) et les feuillets sont détachables, ce qui est pratique fianelment.
    Et j’ai des gros sketchbook A4 à spirale, ca aussi ca peut etre bien pour un sketchbook à esquisses, mais bon ca aussi j’ai du mal à y faire des esquisses.

    Mais oui je vais vraimetn le faire, car là jdu coup je me mets la pression pour ne faire que des beaux dessins.

    Merci pour l’article, je vais voir tes liens 🙂

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    • mefisheye

      Merci beaucoup pour ton commentaire (oula qu’il est complet !) ! Ca me fait toujours peur ces carnets à feuille volantes mais s’ils restent accrochés au carnet, ca peut être une bonne solution ^^ J’utilise la même marque de carnet depuis bientôt 10 ans (https://www.amazon.fr/Clairefontaine-739557-Agebag-Cahier-uni/dp/B0029F8QC8). C’est très difficile pour moi de m’en séparer tant il répond à beaucoup de critères que je recherche.

      Et bien figure toi que depuis quelques mois, j’ai un peu plus de facilités à aller au delà de ce blocage. C’est pas forcément venu du carnet mais plutôt des outils que j’utilise pour dessiner dedans.

      En fait, je dessinais beaucoup avec des crayons tubulaires, outils précis avec lesquels je dessine très lentement. C’était là ma principale source de frustration. Il fallait changer ça ou je m’assurais de rester dos au mur.

      Au début, je privilégie les crayons de couleur pour faire des croquis. Le dessin en lui même est horrible mais quand les gens le voient, ca fait un effet waouh lol. Ca peut faire triple emploi :
      1 : Le dessin sera plus juste
      2 : je suis pas obligé de terminer le dessin.
      3 : Je peux repasser dessus plus tard (car pour moi un croquis n’a toujours pas sa place dans un carnet)

      Je me suis rendu compte que j’avais réussi à retrouver cette approche “plus rien à cirer” que j’avais plus jeune sur les feuilles volantes. Ca fait qu’au début mes dessins étaient très poussifs, pas super appliqués voir même très laids mais à force d’insister, j’ai réussi à y dessiner plus régulièrement.

      je suis passé aux feutres et là c’était la REVELATION ! Désormais je n’utilise plus qu’un seul outil pour faire croquis, encrage et colorisation.

      Pour tout te dire, j’ai presque réussi à remplir mon défis de terminer mon carnet de 2021 avant le nouvel an (une trentaine de pages à remplir).

      C’est pas encore un automatisme car je dois me forcer pour me poser devant ma feuille pendant une heure par ci par là. Mais si tu retires tous les parasites et que tu te permets de t’ennuyer devant ta feuille, et bien curieusement ca vient.

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      • Lisãbëth Mãgical-Drawer

        Lol oui ton sujet m’inspirais, et j’aime argumenter mes propos 🙂
        merci pour ton lien, j’aime le coté gros cahier, peut-être que je le tenterais. C’est bien si tu as trouvé ton sketchbook qui te correspond.

        Ah oui en effet, les outils peuvent débloquer des choses en nous 🙂 j’ai fait du promarker pendant longtemps, mais j’ai finalement évolué vers l’aquarelle, puis la gouache, l’acryl gouache, digital painting, crayon couleurs et là je viens de tenter des crayons aquarellables (dans un carnet, car depuis j’ai finalement commencé à remplir des carnets sans me prendre trop la tête.

        J’ai l’impression que les feutres t’aident à avoir un trait plus spontané et c’est justement côté intuitif que je recherche quand je créer, mais comme tu dis, il faut justement lâcher prise, et laisser les choses venir. J’ai appris à le faire depuis longtemps, mais j’avais quand même du mal à me mettre aux carnets^^.

        C’est bien que tu ais trouvé ton propre rythme, style, méthode 🙂 Et bravo pour avoir presque fini ton carnet, chose que je n’ai pas encore réussi à faire 😛

        Ton portfolio est super, très coloré, je vois que comme moi tu es porté sur l’imaginaire, c’est un peu mon univers également. Mes dessins ne sont pas aussi élaborés que toi, donc félicitation pour ton évolution.
        Ah comme toi, c’est Harry Potter et le Seigneur des anneaux qui m’ont ouvert un peu la porte de cet univers 🙂
        Je me suis inscrite à ton instagram, et tu peux jeter un oeil sur le mien, si tu as l’envie : les derniers dessins postés sont des dessins dans des sketchbooks, mais j’ai encore du mal à faire des petits gribouillis meme si j’y arrive mieux.
        Le pire c’est que ce n’est pas une peur ou honte de montrer ça, c’est surtout mon côté esthétique, j’aime quand tout est beau et parfait, même si évidemment je n’arrive pas à l’appliquer 😛

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        • mefisheye

          Haha oui un éternel combat contre soi même ! J’ai peur que ce ne soit un mur qu’il ne faille briser au marteau, du genre à faire tomber une tasse à café directement sur le carnet en disant “OUPS”. Perdu pour perdu, autant dessiner dessus !
          Ca me rappelle que j’ai pour projet d’experimenter de nouvelles méthodes de créativité pour briser un peu plus mes habitudes. Tester les collages par exemple ! J’ai commencé très timidement sur le dernier et je pense que ca peut faire un bien fou !

          Je passerais voir instagram ! J’y vais très très rarement dernièrement malheureusement.

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  2. Gilderic

    Comme toi, au début je dessinais tout sur des feuilles volantes. Puis, je ne retrouvais rien, les feuilles se perdaient, s’abîmaient,… Depuis 10 ans, je dessine tout dans des carnets. Pas des carnets très élaborés : des cahiers pas cher, recyclés, à couverture souple (car c’est plus facile quand il faut scanner les dessins). Je dessine au crayon et à l’encre, puis je scanne les bons dessins et les colorise avec Photoshop. Parfois je scanne aussi des mauvais et les retravaille complètement avec Illustrator. Ces carnets sont devenus une part de mon processus créatif.

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  3. RocA Orange

    J’avais le même souci de “sacralisation” des carnets. C’était terrible, parce que j’ai stagné longtemps avant de remplir le premier. Que de temps perdu à dessiner uniquement sur des feuilles volantes !
    Mais finalement j’ai réussi à me défaire de cette impression, je raconte ça dans un article sur mon blog (est-ce que je peux poster l’adresse ?).

    Par contre je n’utilise qu’un seul carnet à la fois. Ça me parait incongru d’en avoir plusieurs à remplir en parallèle ! Mon carnet me suit partout jusqu’à ce qu’il soit plein et il finit par s’accrocher à une période de ma vie et à des souvenirs, et je trouve ça chouette.

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    • mefisheye

      Pas de soucis pour le lien ! Ca sera enrichissant pour tout le monde !
      En parlant de souvenir, je commence à peine à date mes dessins sauf que comme je monte plusieurs carnets à la fois, ça reste pas évident à suivre x)

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  4. Edith

    C’est l’ébullition qui compte ! Personnellement j’ai arrêté d’acheter de beaux carnets et me contente de carnets noirs et basiques très simples, comme des carnet de brouillon, où je n’ai plus peur de dessiner au milieu de citations, d’annotations, de gribouillis parfois même de calculs^^… Mes dessins sont très petits et certaines pages sont remplies du même visuel répété et répété jusqu’à ce que la bonne version apparaisse. En les feuilletant, revoir ces essais et ces ratés me font revivre ces moments et encore plus aimé celui qui est réussi 🙂 Le cheminement est aussi passionnant à garder que le dessin final je trouve. On se voit évoluer.

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    • mefisheye

      Super ! On a visiblement tous suivi la même politique de je m’en foutisme ! N’est ce pas ça finalement la vraie solution au bonheur ?

      Reply
      • Edith

        C’est sûr ! Perso je n’ai jamais une idée parfaitement précise du dessin final, juste une vague vision. Pour se surprendre il faut se lancer !

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  5. Pauline Mop Sanchez

    Très chouette de lire ça. Je me sens moins seule dans le cas des feuilles volantes ou les carnets a thèmes laissé tombé, e tplus savoir dessiner sans contrainte.
    Les carnets de croquis de 120pages a remplir par trimestre à l’école m’a bien traumatisé. Surtout qu’on avait un certain nombre de page imposé pour certains thèmes et 10pages de créa pure….Et puis il fallait que ça soit propre et présentable puisqu’on allé etre noté dessus savoir si on avait bossé en dehors des cours.

    J’ai encore beaucoup de mal a me lacher et faire ce qui me plait, ou juste faire des recherches d’idées. Et je pensais scan tout mes carnets pour les mettre en ligne en masquant uniquement les notes perso (genre numéro de tel etc) Pour fait tomber de leur piedestals ces fichus idées sur les carnet de croquis qui doivent etre des chef d’oeuvres

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    • mefisheye

      Plutôt cruel de vous demander des dessins propres lorsque c’est du dessin perso. Après ça apprend la rigueur et les écoles préfèrent des étudiants qui s’investissent pleinement (ca me rappelle la formation couleur de Nathan Fowkes ça).
      Qu’est ce que tu aimes dessiner dans tes carnets habituellement ? Et si tu n’arrives pas à dessiner, tu as trouvé quelles solutions ?

      Reply
  6. Chevalier

    Ha chouette lecture !
    En ce qui me concerne j’ai le problème inverse : je dessine trop dans mes carnets, quitte à produire les plus infâmes gribouillis, mais du coup je ne les partage que très peu. En tout cas, j’aime beaucoup la partie où tu invites à se méfier de ce qu’on voit sur les réseaux sociaux, et de la pression qu’on peut se mettre à cause de ça !

    Reply
    • mefisheye

      lol pour le coup ça devient un vrai carnet poubelle !

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